Depuis plusieurs mois, des milliers de femmes rapportent des effets secondaires des vaccins contre le Covid-19 affectant leur cycle menstruel : retard, absence ou reprise de règles, menstruations continues… « Je ne reconnais plus mon corps » : les témoignages sur le cycle des femmes se multiplient. D’un tabou pour beaucoup en temps normal, on a basculé dans un déni officiel : Mélodie, qui en a été victime après sa vaccination, s’est rendu compte en en parlant autour d’elle qu’elle était loin d’être seule… Mais que rares étaient celles qui abordaient le sujet spontanément.

lI y a deux mois, elle lance donc un compte Instagram : Où est mon cycle, qui recense et publie des témoignages : 231 relayés à ce jour, et des centaines d’autres reçus. En plus de rendre public un sujet invisible ou délaissé, il sert d’espace de partage et de solidarité entre femmes. Le réseau répond à leur besoin de confier leurs mésaventures – du désagrément au vrai drame – et leurs inquiétudes – les effets potentiels sur la fertilité étant très angoissants.

Bienveillance et entraide sont de mise, et ces témoignages réunis débouchent désormais sur un collectif – « Où est mon cycle ? » que Mélodie appelle à rejoindre.

Il s’agit de briser le quasi-silence des médias et du corps médical qui, tout à leur paradigme d’un vaccin « efficace et sûr », ont nié – ou minimisé – les problèmes rencontrés par de nombreuses femmes. Une affaire qui remet en question, encore une fois, le bénéfice-risque de cette vaccination de masse. Ce fameux ratio est-il encore convaincant, quand même des désagréments « bénins » post-vaccination sont supérieurs (par leur intensité ou leur durée) à ceux de la maladie ? Et qu’en est-il de tous les plus graves, parfois pérennes, recensés par des jeunes femmes en bonne santé ? La démarche force à prendre de front ces questions dérangeantes, qui ne sont pas réductibles à des « questions de femmes » et concernent bien la société toute entière.

Devant le parlement européen

Lundi 4 avril, Mélodie est venue rencontrer des députés européens au Parlement de Strasbourg. Accompagnée de son avocat Me Diane Protat, du barreau de Paris, de la gynécologue Laurence Kayser, et du député européen la soutenant, Virginie Joron, du groupe Identité & Démocratie, elle est revenue sur la détresse de ces femmes de tous âges : « Je me suis faite vacciner, et depuis je n’ai plus mes règles. Mon médecin m’a dit que c’était certainement le stress et que ce n’était pas lié. J’ai plus de mille témoignages. Beaucoup de voix se sont levées, des femmes me disent qu’elles ont mal au ventre, qu’elles ont des règles dérégulées. Vous n’êtes pas folles, et vous n’êtes pas seules non plus. »

Laurence Kayser, témoignant n’avoir aucun lien d’intérêt, affirme prendre un risque en réalisant cette interview, mais a souhaité prendre la parole face à l’urgence de la situation : « On est dans une impasse thérapeutique parfois, on n’a pas de réponse de l’utérus. L’utérus ne se comporte pas comme il le devrait normalement. Les ovaires fonctionnent mal, on voit parfois des endométrioses, et des pathologies extrêmement douloureuses qui ne répondent pas aux traitements que l’on utilise habituellement. »  La gynécologue regrette une « malhonnêteté intellectuelle » de la science qui ne souhaite pas lancer de recherches sur le sujet : « il y a vraiment une volonté de ne pas savoir ».

Des travaux scientifiques commencent à lever le voile

Soulignons que le 7 janvier, l’Agence nationale de la sécurité du médicament (ANSM) indiquait 4432 cas d’effets secondaires concernant les troubles menstruels. Pour la période du 11 mars 2022 au 24 mars 2022, la base nationale de pharmacovigilance a enregistré 3 435 nouveaux cas d’effets indésirables. Aujourd’hui le nombre peut avoir doublé, bien que l’ANSM n’ait rien enregistré à ce sujet.

On sait que les remontées de pharmacovigilance sont relativement faibles par rapport à la réalité de la plupart des effets secondaires, encore plus sans doute lorsqu’il s’agit de ceux touchant à l’intimité des femmes. On estime que moins de 10% des effets secondaires sont déclarés, ce qui laisse à penser que beaucoup de femmes en souffrent.

C’est ce que montre l’enquête MECOVAC publiée dans Pub Med le 9 mars 2022 : l’article évoque le chiffre d’une femme sur deux !

Evaluation des irrégularités menstruelles après vaccination COVID-19 : Résultats de l’enquête MECOVAC“. Publié le 9 mars 2022, l’article propose le résumé suivant :
Nous avons étudié les irrégularités menstruelles après les première et deuxième doses du vaccin COVID-19. Les femmes ont répondu à un questionnaire en ligne personnalisé (ClinicalTrial.gov ID : NCT05083065) visant à évaluer le type de vaccin, la phase du cycle menstruel au cours de laquelle le vaccin a été administré, la survenue d’irrégularités menstruelles après la première et la deuxième doses et la durée de cet effet. Nous avons exclu les femmes atteintes de maladies gynécologiques et non gynécologiques, sous traitements hormonaux et non hormonaux, en périménopause ou ménopause, ainsi que celles ayant eu des cycles menstruels irréguliers au cours des 12 derniers mois avant l’administration du vaccin. Selon notre analyse des données, environ 50 à 60 % des femmes en âge de procréer qui ont reçu la première dose du vaccin COVID-19 ont signalé des irrégularités du cycle menstruel, quel que soit le type de vaccin administré. La survenue d’irrégularités menstruelles semble être légèrement plus élevée (60 à 70 %) après la deuxième dose. Les irrégularités menstruelles après la première et la deuxième dose du vaccin se sont résolues d’elles-mêmes dans environ la moitié des cas en deux mois. Sur la base de ces résultats, nous suggérons de considérer ces éléments lors du conseil des femmes qui reçoivent le vaccin COVID-19, en les informant de la survenue potentielle d’irrégularités temporaires et auto-limitantes du cycle menstruel dans le(s) mois suivant(s).

Pour Alexandra Henrion-Caude, généticienne, s’exprimant lors du DoctothonMa première préoccupation concerne la fertilité des enfants qui ont été massivement injectés, il suffit de regarder les lieux où s’expriment les récepteurs de Spike dans les testicules et dans tous les tissus reproductifs féminins.

Devant le Sénat le 6 avril

Après plus de deux mois de tergiversation, le Sénat accepte le 28 mars dernier de mettre en place une audition des effets secondaires des vaccins. Me Protat représente le 6 avril les membres des collectifs « Où est mon cycle », « Navigants libres » et « Verity France ».

Ce premier groupe rassemble notamment des femmes en détresse suite à une explosion des troubles graves de leur cycle menstruel. Des femmes n’ont plus de règles et se retrouvent ménopausées avant la trentaine, d’autres ont des règles extrêmement douloureuses que même les gynécologues ne savent plus soigner, ainsi qu’une recrudescence des cas d’endométriose, entre autres. Lors de leur audition, les collectifs ont appuyé sur l’explosion de ces cas apparus suite à la vaccination.

« Nous avons été entendus. Je ne sais pas si cela permettra quelque chose, mais au moins on a reçu une écoute attentive. Il n’y avait pas que des collectifs alertant sur les cycles menstruels, on parle de tous types d’effets secondaires graves aujourd’hui » témoigne Mélodie. Maitre Protat regrette cependant que les auditions aient été faites en visio-conférence et n’aient pas été rendues publiques. Compte tenu des effets secondaires particulièrement difficiles à vivre, les victimes auraient aimé être entendues dans l’enceinte même du Sénat.

Témoignages Instagram Où est mon cycle

Sources :

-https://www.francesoir.fr/videos-lentretien-essentiel/ou-est-mon-cycle-parlement-europeen

-https://www.francesoir.fr/societe-sante/vaccination-et-troubles-menstruels-julie-lanzarone-france-3

-https://www.francesoir.fr/societe-sante/oui-les-vaccins-peuvent-affecter-les-regles-de-facon-temporaire

https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/35350834/

Une enquête sur les effets indésirables des vaccins Covid en Corrèze est en cours. Le but de cette démarche est de donner de la visibilité à ces problèmes sur le plan départemental et de compenser en partie le silence médiatique à ce sujet. Les données, factuelles et anonymes, seront publiées sur un site créé à cet effet, dès que nous aurons suffisamment de témoignages. Si vous souhaitez apporter le vôtre, vous pouvez contacter le 09.72.28.11.62 et laisser vos coordonnées. Un soignant vous rappellera et vous indiquera la procédure. Vous aurez, bien entendu, le choix de maintenir votre témoignage ou de vous rétracter.

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