Lettre hebdomadaire de magazine Néosanté – mercredi 24 11 2021

Manipulations potentielles

Panique en Belgique covidiste : depuis la diffusion d’une vidéo où l’on voit le directeur de trois hôpitaux anversois avouer que 100% des patients admis en soins intensifs sont vaccinés, les médias de propagande s’affolent et multiplient les articles cherchant à redorer le blason des injections expérimentales. Pour ce faire, ils ne vont pas vérifier à l’hôpital ce qu’il en est, mais ils se tournent vers l’institut de santé publique Sciensano et les rapports de son Risk Assessment Group (RAG). Les bureaucrates statisticiens, c’est bien connu, en savent beaucoup plus que les médecins de terrain. Et les chiffres officiels, ça ne se discute plus depuis que la pseudo-pandémie a transformé les journalistes en communiquants des gouvernements. Ils sont d’autant moins discutés que, dans sa dernière évaluation de la situation épidémiologique, le RAG souffle dans le sens du vent et vient à la rescousse du soldat vaccin. Selon ce document, en effet, l’incidence des hospitalisations et des admissions en soins intensifs serait nettement plus élevée parmi les patients non-vaccinés. Entre 18 et 64 ans, ces derniers auraient cinq fois plus de risques d’être hospitalisés et huit fois plus de risques d’être soignés intensivement. Dans les journaux et sur les sites mainstream, ces phrases sont évidemment écrites à l’indicatif présent. La formulation conditionnelle vient de moi car je vois au moins cinq manipulations potentielles, cinq raisons de penser que les statistiques sont biaisées et que la situation réelle – en Belgique comme ailleurs – plaide beaucoup moins qu’elle n’en a l’air pour la vaccination.

▶️ Des données anachroniques

D’abord, le point du 17 novembre nous est présenté comme l’incidence calculée sur les 15 jours précédents. Or l’Institut Sciensano précise lui-même que les informations sur le statut vaccinal des personnes hospitalisées mettent entre 1 et 3 semaines pour remonter dans ses services. Leur collecte n’est pas obligatoire, elle se fait sur base volontaire, et elle est à la fois lente et floue. Pour environ 10% des malades échouant à l’hosto, on ne sait même pas s’ils ont reçu une, deux ou zéro piqûres dans le bras. La lenteur est un biais majeur car au lieu d’être un cliché instantané, le tableau de bord exhibé la semaine dernière est plutôt le reflet anachronique de ce qui se passait mi ou fin octobre. C’est problématique dans la mesure où les choses évoluent très rapidement et où la vérité d’un jour n’est pas celle du lendemain. Ce qui importe le plus, ce sont les tendances. En trois mois, on est passé du mythe des 98% de non-vaccinés parmi les hospitalisés à 70%, puis 50% et maintenant 35 %. L’argument de leur surreprésentation a du plomb dans l’aile car la campagne d’inoculation fait du surplace et les proportions continuent à bouger. Si la tendance se poursuit, il y aura bientôt quasiment autant de vaxxés alités en hôpital que de gens vaxxés dans la population générale (75%). Le graphique à suivre des yeux , c’est celui figurant en page 19 de ce rapport de surveillance publié hier. Il montre clairement que les « infections de percées » contribuent de plus en plus à alimenter l’épidémie.

▶️ Un trucage avéré

En bas de ce schéma, vous pouvez également vérifier le subterfuge constamment employé depuis le début de la campagne : ne sont comptabilisés comme dûment vaccinés que les mougeons ayant reçu une ou deux doses depuis plus de 14 jours. Ceux qui développent la grippe covid dans les deux semaines suivant leur vaccination partielle ou complète ne sont donc pas considérés comme vaccinés. Pourquoi ? Parce que les gardiens du dogme vaccinaliste ont décrété qu’il fallait ce laps de temps pour que le produit agisse, que ce dernier est très efficace et que les fraîchement infectés l’ont donc été naturellement et préalablement à leur immunisation artificielle. Impossible de dire combien d’infections post-vaccinales sont ainsi évacuées

rauduleusement des statistiques, mais il est permis de supposer qu’elles sont nombreuses. Plusieurs cas m’ont été rapportés de personnes à peine vaccinées depuis deux ou trois jours et qui ont abouti à l’hôpital avec tous les symptômes d’un covid sévère. Elles sont combien à être classées ainsi abusivement dans la colonne des récalcitrants ?

▶️ L’influence des tests

Depuis l’introduction du pass sanitaire, appelé chez nous Covid Save Ticket (CST), il coule de source que les personnes non-vaccinées doivent beaucoup plus se faire tester. Si elles veulent se cultiver, aller au restaurant, visiter un parent en maison de repos ou assister à un quelconque événement rassemblant plus de 49 personnes dans un espace clos, il leur faut se soumettre à un test antigénique ou PCR pour décrocher le CST. Si elles tombent malades, les médecins ont également le réflexe compréhensible de les envoyer se faire tester. Mécaniquement, il y a donc proportionnellement plus de « cas positifs » dépistés dans leurs rangs. Cette différence d’incidence se répercute inévitablement dans les établissements de soins où l’on a beau jeu de la mettre en exergue. Un non-vaxxé positif sera automatiquement catalogué covid tandis qu’un vaxxé non testé qui doit se faire hospitaliser sera peut-être diagnostiqué comme porteur d’une autre pathologie. Pour bien faire, les enquêtes sur le statut vaccinal devraient porter sur toutes les admissions hospitalières et pas seulement sur celles attribuées au covid. Je formule l’hypothèse qu’on serait étonné des résultats.

▶️ La maltraitance des non-vaccinés

Je peux illustrer le paragraphe précédent par le témoignage de Robert, 81 ans, abonné fidèle de Néosanté. Un dimanche d’octobre, il est pris de fièvre, de fatigue et de toux. Consulté par téléphone, le généraliste songe à une pharyngite mais il part en vacances et Robert doit faire venir un médecin de garde. Celui-ci confirme une inflammation du pharynx mais l’affection n’évolue pas favorablement. Un troisième praticien est alors appelé le mercredi et il prescrit un test covid qui revient positif. Le samedi soir, Robert fait un malaise et son épouse appelle l’ambulance. Arrivé aux urgences, il est immédiatement transféré en USI où on le met en coma artificiel et où on l’intube pour le placer sous respirateur. Réveillé 9 jours plus tard, Robert s’entend dire que sa désaturation n’était pas des plus critiques, surtout en l’absence de toute comorbidité, mais que l’équipe avait jugé bon de remédier à sa détresse respiratoire en employant tout de suite les grands moyens. Le statut vaccinal n’a pas été exigé à l’entrée, son épouse ne se souvient pas avoir mentionné que son mari n’était pas vacciné, mais elle a bien sûr signalé le test positif et précisé que son conjoint était traité à l’ivermectine. Ce détail « complotiste » ne pouvait manquer de mettre la puce à l’oreille des urgentistes et de leur faire subodorer une absence de vaccination. Ce soupçon les a-t-ils conduits à opter pour l’oxygénation ventilatoire sous sédation ? Je ne peux pas l’affirmer mais je peux l’imaginer. Début octobre, les médias regorgeaient de reportages répercutant la lassitude des soignants et leur empathie de plus en plus baissière envers les réfractaires au vaccin. Dans un contexte où le mensonge de « l’épidémie des non-vaccinés » continue d’être asséné quotidiennement, on peut suspecter que la compassion thérapeutique a encore reculé d’un cran et que les méthodes les plus iatrogéniques – l’intubation, je l’ai déjà écrit, provoque énormément de pneumonies nosocomiales – sont adoptées au détriment des « rebelles ».

▶️ La dissimulation des vaccinés

À l’inverse, on peut se douter que les toubibs endoctrinés ont tendance à choisir des techniques plus douces pour les patients en ordre de vaccination. Ceux-ci sont censés être protégés contre les formes graves et leurs médecins sont probablement tentés d’interpréter différemment leur tableau clinique. Ce n’est pas pure spéculation de ma part car j’ai reçu hier un autre témoignage bigrement

intéressant : âgée de 52 ans, Laetitia a développé un covid sévère fin septembre, avec une désaturation en oxygène plongeant jusqu’à 80. Le médecin consulté, qui a traité des dizaines de covidés sans enregistrer un seul décès, ne l’a cependant pas fait hospitaliser et lui a prescrit, en plus des antibiotiques et du zinc, une oxygénation ambulatoire faisant appel aux « lunettes ». Cet appareil mal nommé permet d’insuffler dans le nez juste ce qu’il faut d’oxygène pour épauler les poumons. Les gens atteints de bronchite chronique sont souvent soignés de cette façon. Ils restent à domicile et une société de matériel médical leur fournit l’équipement d’oxygénothérapie à faible débit. Au bout d’un mois, Laetitia était tirée d’affaires et elle a appelé le fournisseur pour qu’il vienne récupérer l’appareil. En discutant avec l’employé venu reprendre la valisette, elle lui confie qu’elle n’est pas vaccinée et ce dernier manifeste une surprenante… surprise. Il explique en effet à Laetitia que son entreprise est « débordée par les deuxièmes doses » et qu’il court partout pour distribuer des lunettes aux vaccinés en détresse. Il ajoute que lui et ses collègues commencent à se poser de sérieuses questions sur l’efficacité de la vaccination. J’ai appelé la firme mais sa directrice m’a dit qu’elle ne savait rien de rien. Précaution oblige, les livreurs doivent demander si la personne livrée est covidée mais ils n’ont pas le droit d’investiguer plus avant. Of course, je n’ai pas donné le nom de la patiente, ce qui aurait permis à la direlo revêche d’identifier son salarié bavard et d’exercer des représailles. Je n’en sais donc pas plus mais je ne vois pas pourquoi le transporteur aurait raconté des carabistouilles, comme on dit en belge, des balivernes en bon français. Il semblerait donc que beaucoup de vaxxés atteints de covid et suffisamment mal en point pour avoir besoin d’être oxygénés soient dissuadés de se rendre à l’hôpital et qu’ils soient soignés chez eux, à l’abri des statistiques. Si c’est bien le cas, c’est à mon sens une autre façon de manipuler les chiffres pour leur faire dire – à tort -que les non-vaccinés sont les grands responsables de la vague automnale.

Yves Rasir

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