“Le retentissement de la pandémie sur la santé mentale des enfants et des adolescents reste majeur depuis l’automne 2020 et se prolonge. Le nombre de passages aux urgences pour gestes suicidaires pour les moins de 15 ans reste globalement élevé comparativement aux deux années précédentes (avec des pics à + 40%), de même pour les troubles de l’humeur (syndromes dépressifs) (données OSCOUR, Santé Publique France)”…

… constate le conseil scientifique dans son avis du 19 janvier 2022 (1).

Quelques points saillants :

L’obligation du port du masque à l’école

Quelques jours pourtant après la publication de ce rapport, le 29 janvier 2022, le ministre de l’Education Nationale, Jean-Michel Blanquer, déclare sur France 2 que le port du masque à l’école « devrait être levé … au plus tard cet été »(2) ! Une mesure qui inquiète énormément, compte tenu du contexte, et contraste avec celle que vient de prendre la Suisse : les cantons de Vaud, Genève et Fribourg lèvent en effet l’obligation du masque à l’école de façon progressive à partir du 7 février (3).

Se cacher pour respirer, être parfois humilié lorsque le masque n’est pas correctement porté, isolement ou exclusion pour les élèves qui en sont exemptés pour des raisons médicales, incitation parfois à la délation, qu’apprennent réellement nos enfants de cette pandémie ?

Un enfant né durant cette crise n’aura connu -à la crèche et bientôt en maternelle- que des adultes masqués. Or l’apprentissage de la parole passe par la lecture sur les lèvres et les expressions faciales. Celui de la lecture également dans cette classe aussi déterminante pour l’avenir de la scolarité qu’est le CP.

En 2020, les études montrent que le niveau des élèves a baissé par rapport à l’an dernier, d’autant plus pour les enfants de milieux défavorisés. Cette baisse touche tous les enfants, qu’ils soient scolarisés dans le public ou dans le privé. Elle est encore plus importante dans les écoles d’éducation prioritaire.

Pour Marie Estelle Dupont, psychologue, «priver les enfants de nos visages est une déshumanisation» : la solidarité ne consiste pas à sacrifier et culpabiliser la jeunesse, mais à se souvenir qu’elle a le droit de respirer et d’apprendre. Notre pays se comporte actuellement comme une famille toxique. Les jeunes ont trop porté et leurs symptômes silencieux ou bruyants nous le prouvent. Dans tous les départements et tous les milieux sociaux, les adultes qui fréquentent des enfants et des ados constatent les dégâts (4).

Les tests nasopharyngés

La rentrée de janvier 2022 a connu en quelques jours plusieurs protocoles sanitaires faisant du dépistage le pivot des mesures déployées.

Des tests à outrance à l’école  (jusqu’à 3 en 4 jours pour les cas positifs) ont été vécus comme une véritable torture par les enfants qui n’en comprennent pas la portée et par des parents culpabilisés de faire subir cela à leur progéniture.

Témoignage : SCANDALISÉE par ce que j’ai vu dans une pharmacie ce matin. Beaucoup d’enfants en attente d’un test intrusif. Tous ceux qui en sont sortis sont en pleurs. C’est une expérience traumatisante pour ces pauvres gamins. Pourquoi leur inflige-t-on ça ? Où sont les tests salivaires ?

« On apprend aux enfants à accepter de la maltraitance » s’indigne Marie-Estelle Dupont au sujet des masques et des tests.

Des enfants “responsables” de la santé de leurs grands-parents ?

On a tous en tête les conseils de Jerome Salomon en décembre 2020 :

« Le virus est dangereux, surtout pour les personnes âgées. Il ne faut pas manger avec papi et mamie, même à Noël, même si on a pris des précautions avant. » (…) « Si je transmets le virus à papi et mamie, c’est pire que tout. Comment je vais vivre ça après ? Parce qu’ils ont un risque sérieux d’être en réanimation et éventuellement d’en mourir. Il faut avoir ça en tête. » … Sic... ! (5)

Quel impact sur leur psychisme cette peur de nuire à ceux qu’ils aiment ? Quelles conséquences sur leur équilibre s’il s’avérait que leurs aînés soient contaminés, voire en décèdent ?

C’est une charge trop lourde pour un psychisme en construction d’autant que les travaux récents montrent que les enfants asymptomatiques ne sont pas porteurs de la maladie et ne peuvent donc pas la transmettre.

La question de l’injection

Elle se pose d’abord sur le plan éthique (6) dans la mesure où les enfants ayant un risque extrêmement faible d’avoir une forme grave du Covid, la balance bénéfice/risque -pour ceux qui n’ont pas de facteurs de comorbidités- plaide en défaveur du vaccin. Les données officielles issues du Central of Desease control (CDC) et du Vaccine Adverse Event Reporting System (VAERS) américain concernant les risques de myocardites et péricardites post-vaccinales des 12-17 ans montrent clairement l’absence de bénéfice de la vaccination des jeunes en bonne santé en l’état actuel des connaissances (7).

La question de l’injection posée dès 5 ans peut en outre générer angoisse et insécurité, particulièrement lorsque les parents ne s’accordent pas. L’autorité parentale conjointe (Article 371-1 du code civil. Article L1111-2 du code de la santé publique) est bafouée par les directives concernant les vaccins pour les mineurs en dessous de 16 ans, le consentement d’un seul des deux parents étant requis. Que vit l’enfant pris dans un conflit de loyauté entre son père et sa mère qui se déchirent sur le recours ou non à l’injection ?

Condamnation de la tendresse et de l’empathie, maltraitance physique, culpabilisation des enfants qui auraient “transmis le virus”, les conséquences sur le psychisme sont légion, les experts n’hésitant pas à parler d’une génération sacrifiée.

Quid de l’article 3 de la Convention internationale des droits de l’enfant ? : « Dans toutes les décisions qui concernent les enfants, qu’elles soient le fait des institutions publiques, des autorités administratives ou des organes législatifs, l’intérêt supérieur de l’enfant doit être une considération primordiale. »

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